Calculateur de croisement génétique (tableau de Punnett)
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 18/08/2026
Le croisement de deux parents hétérozygotes (Aa × Aa) donne 25 % de descendants homozygotes dominants (AA), 50 % d'hétérozygotes (Aa) et 25 % d'homozygotes récessifs (aa), soit un ratio phénotypique de 3 dominants pour 1 récessif.
Explication
Cette calculatrice reproduit le tableau de Punnett, l'outil visuel classique inventé par Reginald Punnett pour prédire les proportions génotypiques d'un croisement, pour un seul gène à deux allèles (l'un dominant, noté A, l'autre récessif, noté a) en dominance complète — le phénotype dominant s'exprime dès qu'un seul allèle A est présent (AA ou Aa), le phénotype récessif ne s'exprime que si les deux allèles sont récessifs (aa). Chaque parent transmet aléatoirement l'un de ses deux allèles à chaque descendant, avec une probabilité égale ; en combinant les deux allèles possibles de chaque parent, on obtient les quatre combinaisons également probables du tableau de Punnett, dont on peut ensuite calculer les proportions de chaque génotype résultant. Le croisement Aa × Aa (deux parents hétérozygotes) est le cas le plus emblématique de la génétique mendélienne, produisant le célèbre ratio 3:1 en phénotype que Gregor Mendel a observé le premier sur ses plants de pois. Cette calculatrice se limite volontairement à un seul gène avec dominance complète — de nombreux caractères réels impliquent plusieurs gènes en interaction, une dominance incomplète, une codominance, ou sont liés au chromosome X, des cas plus complexes qui sortent du cadre de ce modèle simple. Distincte du calculateur d'équilibre de Hardy-Weinberg, qui prédit les fréquences génotypiques dans une population entière à l'équilibre plutôt que la descendance d'un croisement individuel précis.
Exemple : croisement de deux hétérozygotes (Aa × Aa)
Données d'entrée
Parent 1 : Aa. Parent 2 : Aa.
Calcul
Chaque parent transmet A ou a avec probabilité 1/2. Les 4 combinaisons possibles (AA, Aa, aA, aa) sont également probables : 1 AA, 2 Aa (Aa et aA comptent ensemble), 1 aa, soit 25 %, 50 %, 25 %.
Résultat
Ce croisement produit 25 % de AA, 50 % de Aa et 25 % de aa, soit 75 % de phénotype dominant et 25 % de récessif.
Questions fréquentes
Pourquoi Aa et aA comptent-ils comme le même génotype ?
Parce que l'ordre dans lequel les deux allèles sont hérités (lequel vient du père, lequel vient de la mère) n'a aucune influence sur le génotype ou le phénotype de la descendance : posséder un allèle A et un allèle a produit exactement le même individu hétérozygote, quel que soit le parent d'origine de chaque allèle.
Ce calcul donne-t-il une certitude sur chaque descendant individuel ?
Non, ce sont des probabilités théoriques valables en moyenne sur un grand nombre de descendants, pas une prédiction certaine pour un individu donné. Comme pour un lancer de pièce, obtenir 3 descendants dominants sur les 4 premiers nés d'un croisement Aa × Aa ne contredit pas le ratio théorique de 3:1, qui ne se vérifie précisément qu'en moyenne sur un grand échantillon.
Ce modèle s’applique-t-il à tous les caractères héréditaires ?
Non, ce modèle suppose un seul gène à dominance complète, ce qui décrit bien certains caractères (comme la couleur des pois étudiée par Mendel) mais pas tous. De nombreux caractères réels impliquent plusieurs gènes en interaction, une dominance incomplète (un phénotype intermédiaire), une codominance (les deux caractères s'expriment simultanément), ou sont portés par les chromosomes sexuels — des mécanismes plus complexes que ce modèle simple ne couvre pas.