Calculateur de pression atmosphérique selon l'altitude
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 17/08/2026
La pression atmosphérique diminue avec l'altitude selon P(h) = P₀ × exp(−Mgh ÷ RT). Au sommet de l'Everest (8848 m), la pression tombe à environ 35 % de sa valeur au niveau de la mer, soit un tiers de l'air disponible pour respirer par rapport au niveau de la mer.
Explication
La pression atmosphérique diminue avec l'altitude, un phénomène directement lié au poids de la colonne d'air : plus on monte en altitude, moins il reste d'air au-dessus de soi pour exercer une pression, exactement comme la pression de l'eau diminue à mesure qu'on se rapproche de la surface (voir notre calculateur de pression hydrostatique pour ce même principe appliqué à un liquide). La formule barométrique utilisée ici suppose une température constante avec l'altitude (un modèle dit isotherme), une simplification qui reste une bonne approximation sur des altitudes modérées, bien que la température réelle de l'atmosphère diminue en pratique avec l'altitude jusqu'à la tropopause, ce qui introduit un écart croissant entre cette approximation et la réalité à très haute altitude. Cette diminution de pression a des conséquences concrètes bien connues : au sommet de l'Everest, la pression atmosphérique tombe à environ un tiers de sa valeur au niveau de la mer, ce qui réduit d'autant la quantité d'oxygène disponible à chaque respiration, expliquant pourquoi la plupart des alpinistes utilisent de l'oxygène d'appoint à cette altitude. Un effet plus modéré, mais bien réel, se fait aussi sentir dans des villes en altitude comme Denver (environ 1600 m), où la pression atmosphérique reste durablement inférieure à celle du niveau de la mer, un facteur d'acclimatation pour les visiteurs venant de basse altitude.
Exemple : Denver, environ 1600 m d'altitude
Données d'entrée
Pression au niveau de la mer : 101 325 Pa. Altitude : 1600 m. Température : 288,15 K (15°C).
Calcul
P(1600) = 101 325 × exp(−(0,0289644 × 9,80665 × 1600) ÷ (8,31446 × 288,15)) ≈ 83 817 Pa.
Résultat
À l'altitude de Denver, la pression atmosphérique est d'environ 83 817 Pa, soit environ 83 % de la pression au niveau de la mer.
Questions fréquentes
Pourquoi cette formule suppose-t-elle une température constante, alors qu'elle varie réellement avec l'altitude ?
Parce que c'est une simplification qui rend le calcul mathématiquement direct (une simple exponentielle), sans nécessiter de résoudre une équation différentielle plus complexe qui tiendrait compte de la baisse réelle de température avec l'altitude. Cette approximation isotherme reste raisonnablement précise pour des altitudes modérées, mais s'écarte progressivement du modèle atmosphérique standard réel (qui intègre un taux de refroidissement avec l'altitude) à mesure que l'altitude considérée augmente.
Pourquoi la pression diminue-t-elle si vite en haute altitude ?
Parce que la relation est exponentielle, pas linéaire : la pression décroît proportionnellement plus vite dans les basses couches de l'atmosphère (où l'air est plus dense) que dans les couches supérieures, plus raréfiées. C'est ce comportement exponentiel qui explique pourquoi la pression chute déjà à environ 83 % de sa valeur au niveau de la mer dès 1600 m d'altitude, mais continue de diminuer avec un rythme relatif similaire à mesure qu'on monte davantage.
Cette formule s'applique-t-elle aussi à des altitudes négatives (sous le niveau de la mer) ?
Oui, mathématiquement, une altitude négative dans cette formule donnerait une pression supérieure à la pression de référence au niveau de la mer, ce qui correspond bien au comportement physique réel : la pression atmosphérique à la surface de la mer Morte (environ 430 m sous le niveau de la mer) est effectivement légèrement supérieure à la pression standard au niveau de la mer, pour la même raison physique qui fait baisser la pression en altitude. Cette pression, une fois mesurée sur le terrain, s'exprime en pression absolue plutôt qu'en pression manométrique — voir notre calculateur de pression absolue et manométrique pour cette distinction.