Calculateur d’énergie stockée dans une bobine (inductance)
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 18/08/2026
L’énergie stockée dans une bobine parcourue par un courant se calcule avec E = ½ × L × I², où L est l’inductance en henrys et I le courant qui la traverse. Une bobine de 100 mH parcourue par un courant de 2 A stocke ainsi 0,2 joule.
Explication
Lorsqu’un courant électrique traverse une bobine, il crée un champ magnétique qui s’oppose à toute variation de ce courant (loi de Lenz) : établir ce courant demande donc un travail électrique, qui se retrouve stocké sous forme d’énergie dans le champ magnétique de la bobine, exactement comme un condensateur stocke de l’énergie dans un champ électrique en se chargeant. Les deux formules sont d’ailleurs parfaitement symétriques : E = ½CV² pour le condensateur, E = ½LI² pour la bobine — la tension V et la capacité C jouent, pour le condensateur, exactement le rôle que jouent le courant I et l’inductance L pour la bobine. Cette énergie magnétique est ce qui permet à une bobine de continuer à faire circuler un courant, même brièvement, lorsque la source d’alimentation est coupée — un principe exploité dans les convertisseurs d’alimentation à découpage, où une bobine emmagasine de l’énergie durant une phase du cycle pour la restituer durant l’autre. C’est aussi ce champ magnétique stocké qui, combiné à l’énergie électrique d’un condensateur, permet à un circuit résonant LC d’osciller : l’énergie se transfère alternativement de la bobine au condensateur et inversement, à une fréquence déterminée par leurs valeurs respectives.
Exemple : bobine de 50 mH parcourue par un courant de 0,5 A
Données d'entrée
Inductance : 50 mH (0,05 H). Courant : 0,5 A.
Calcul
E = ½ × 0,05 × 0,5² = 0,5 × 0,05 × 0,25 = 0,00625 J.
Résultat
Cette bobine stocke environ 6,25 millijoules (0,00625 J).
Questions fréquentes
Pourquoi l’énergie dépend-elle du carré du courant, comme pour un condensateur avec la tension ?
Pour la même raison que pour le condensateur : le courant qui traverse la bobine ne s’établit pas instantanément, il augmente progressivement (la bobine s’oppose elle-même à toute variation brutale). L’énergie totale fournie pendant cette montée progressive du courant, de 0 à sa valeur finale I, s’obtient en intégrant ce processus, ce qui fait apparaître le facteur ½ et le carré du courant final.
Que devient cette énergie quand le courant est coupé brutalement ?
La bobine s’oppose à cette coupure brutale en générant une surtension importante, parfois destructrice pour les composants électroniques du circuit — c’est pourquoi les circuits à bobine (relais, moteurs) incluent souvent une diode de roue libre, qui offre un chemin sûr pour dissiper progressivement cette énergie stockée sans créer de pic de tension dangereux.
Cette formule s’applique-t-elle à un électroaimant ou à un transformateur ?
Le principe de base est le même : tout enroulement de fil conducteur parcouru par un courant possède une inductance et stocke de l’énergie magnétique selon cette formule. Un transformateur, composé de deux bobines couplées, ajoute des effets d’induction mutuelle entre les deux enroulements qui sortent du cadre de ce calcul simple pour une bobine isolée.